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mercredi 18 février 2009

Quel est l'impact de la nutrition sur les cancers ?

l'Institut national du cancer (Inca) a publié mardi un état des connaissances sur l'impact de la nutrition sur les cancers.

La brochure, à destination des professionnels de la santé, fait la synthèse des études internationales les plus récentes en tenant compte de l'exposition particulière des Français à certains facteurs de risque.

Au premier rang des accusés, l'alcool qui met la France au sixième rang mondial avec une consommation de 12,9 litres d'alcool pur par personne par an (un petit verre de vin, 25 cl de bière, un pastis équivalent à 10g d'alcool pur).

Pour Didier Houssin, directeur de la santé, il n'y a pas, en ce qui concerne l'alcool et le cancer, "de dose protectrice".

Avec leurs effets invisibles, "les petites doses répétées sont les plus nocives", affirme le président de l'Inca Dominique Maraninchi.

Selon l'étude, "la consommation de boissons alcoolisées est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, colon-rectum, sein et foie".

Par verre consommé par jour, la hausse du risque va de 9% (colon-rectum) à 168% (bouche, pharynx et larynx).

Surtout la transformation de l'éthanol en acétaldéhyde, l'éthanol augmentant d'ailleurs la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes tels que le tabac.

La consommation chronique d'alcool induit aussi une déficience en folates, favorable au cancer colorectal.

Les viandes rouges et charcuteries sont pointées du doigt pour le cancer colorectal.

Le sel, dont la consommation baisse depuis dix ans, semble avoir un rapport avec le cancer de l'estomac.

Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmentent significativement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs ou les gens exposés à l'amiante.

La brochure rappelle que le cancer est une pathologie multi-factorielle alimentation, environnement, génétique) et qu'il n'y a pas à l'inverse d'aliment miracle qui protégerait de cette maladie.

La brochure est disponible sur le site de l'Inca (http://www.e-cancer.fr ).

lundi 15 septembre 2008

Consommation excessive d'alcool et risque cardiaque

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55810.htm

Une étude menée en Irlande auprès de 200 personnes traitées pour hypertension, conduite par le Dr Azra Mahmud de la faculté de Médecine de Trinity College à Dublin et du St James's Hospital, a montré les conséquences d'un excès de consommation d'alcool sur le système cardiovasculaire. La consommation excessive est définie comme étant une consommation d'alcool supérieure à 21 verres par semaine pour les hommes et supérieure à 14 chez les femmes.

Chez les hommes, la surconsommation entraine une hypertension artérielle, l'augmentation de la rigidité du muscle cardiaque et des artères. Le résultat le plus surprenant a concerné les femmes, en montrant que la consommation excessive d'alcool affectait directement la structure du muscle cardiaque et provoquait une hypertrophie du coeur augmentant directement le risque de présenter un accident cardiaque. Les raisons pour lesquelles les femmes semblent plus affectées par la surconsommation d'alcool ne sont pas encore bien comprises. Il est possible que cela soit dû à la concentration plus faible des enzymes du métabolisme de l'alcool dans l'estomac ou bien au niveau du coeur lui-même ce qui l'affecterait directement.

Les résultats de cette étude ont été rendus publics en mai 2008 au cours du congrès annuel de la "American Society of Hypertension".

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